La sainte tombe d'Arles sur Tech.                                               Joyau du Vallespir                                         


POUR UN BON PELERINAGE.


On ne peut parler du Sarcophage d’Arles sans parler des Saints Patrons de notre village ABDON et SENNEN.

Sans eux, il n’y aurait pas de SAINTE-TOMBE.

C’est à l’approche de l’an 1000, vers 960, que les ossements d’Abdon et Sennen ont été amenés de Rome en Arles par l’intrépide Abbé de Sainte-Marie, le Père Arnulfe.

C’était il y a 1000 ans !

Le Père Abbé bénédictin avait été à Rome demander au Pape des reliques comme on le disait à l’époque – afin de délivrer
la population du village et ses alentours, de l’action malfaisante des simiots, ces animaux fabuleux, mi-félins, mi-simiesques,
qui terrorisaient nos lointains ancêtres.

Abdon et Sennen, princes persans et officiers de l’armée impériale, avaient été martyrisés à Rome vers la fin du 3ème siècle pour avoir refusé de sacrifier aux dieux de l’empire romain.

Amenées en Arles, les reliques des saints firent d’Abdon et Sennen les patrons et les protecteurs de notre cité.

Les reliques furent déposées par l’Abbé Arnulfe dans un ancien sarcophage de marbre blanc qui existe toujours, à gauche, en entrant sur le parvis de l’abbatiale.

Peut-être avait-il puisé de l’eau dans les catacombes de Rome d’où les restes avaient été exhumés, eau dont il aurait rempli les barils qui avaient servi à dissimuler les reliques lors du long et périlleux voyage de Rome à Cadaquès, puis à Arles.

Il aurait versé cette eau dans le sarcophage en même temps que les reliques.

On ne sait pas encore avec certitude quand l’eau a été tirée pour la première fois et de quand date la première guérison. Le plus ancien témoignage écrit attestant que le sarcophage se remplit d’eau est celui de Miguel LLOT, un dominicain de Claira : il date de 1591. Il y a aussi un impressionnant témoignage de la guérison de Guillaume de Gaucelme (de Taillet) qui remonte à la fin du XIIème siècle.

Toujours est-il que l’eau est là, claire et limpide et qu’on ne sait pas d’où elle provient, puisqu’elle réapparaît d’elle-même. Malgré toutes les recherches et investigations, personne n’a pu donner d’explication valable.

Le sens de cette eau.

La merveille d’Arles est peut-être là : une eau dont ne sait d’où elle vient, qui se fait rare parfois, puis qui réapparaît. Pourquoi ?

Pendant des siècles, l’eau va être l’apanage quasi-exclusif des Arlésiens : elle n’est connue que par le témoignage de ceux qui disent avoir été guéris en l’utilisant après avoir invoqué les Saint Abdon et Sennen.

Chaque année, des centaines de personnes se rassemblent dans l’église abbatiale pour la fête des Saints, le 30 juillet, et l’eau est partagée avec ceux qui sont là. Chaque famille en emporte chez elle et la conserve – parfois très longtemps - ou en donne


à ceux qui sont malades, on la partage avec quelqu’un qui est dans l’épreuve. Malgré la diminution de l’eau parfois dans le sarcophage, on n’en manque pas.

A partir de 1992, une situation nouvelle.

Ce bel équilibre est rompu en 1992 à la suite de l’émission « Mystères » diffusé par TF 1 qui va faire connaître en France et hors de France le sarcophage d’Arles, en insistant sur le caractère étrange de ce phénomène et en présentant l’eau comme une eau qui guérit.

Curieusement, du jour où la publicité supplante le témoignage et où la recherche du merveilleux l’emporte sur la foi, le débit de l’eau diminue. On en manque… et cela se fait encore sentir aujourd’hui.

Toutefois, au milieu de cette ruée sur Arles, de 1992 à 1994, un SIGNE est présent qu’on n’a peut-être pas assez souligné, car il est aussi merveilleux : les Arlésiens partagent l’eau qu’ils ont en dépôt chez eux avec ceux qui cherchent l’eau de la Sainte Tombe et qu’on ne peut satisfaire !

En effet, derrière l’eau de la Sainte Tombe, il y a la FOI des Saints Abdon et Sennen, la foi de l’Abbé Arnulfe, la foi des générations d’Arlésiens et la foi des authentiques pèlerins venus prier en ce lieu en quête du Dieu Vivant.



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     Un signe pour aujourd’hui.

        Un double signe demeure pour nous, aujourd’hui, en Arles, c’est là notre héritage spirituel :

La même eau – image de l’Esprit-Saint envoyé par Jésus au nom du Père – la même eau nous désaltère, nous guérit, nous redonne courage face à l’avenir et renouvelle l’espérance en nos cœurs.

Là où il a de l’eau, il y a la vie.

La où il y a La FOI, il y a DES SIGNES.

Quand l’eau manque, c’est que la foi est en baisse.

C’est la foi des petits et des humbles, selon le cœur de Dieu qui, à travers les siècles comme aujourd’hui, fait jaillir L’EAU QUI DONNE LA VIE.









                                                                                                          





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